La Côte d'Ivoire s'enfonce dans un conflit qui coupe le pays en deux.

Depuis le 19 septembre 2002, la Côte d'Ivoire est le théâtre d'une guerre civile.

Stéphane Lehr, photo-journaliste  flux rss  envoyer à un(e) ami(e)  imprimer la page  administration  french

Guerre civile en Côte d'Ivoire - reportage

Guerre civile en Côte d'Ivoire

Reportage photo réalisé en Côte d'Ivoire

Depuis le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire est le théâtre d’une guerre civile, les mouvements rebelles ayant pris le contrôle de tout le Nord du pays. Cette guerre civile s’accompagne de violations graves des droits de l’Homme, en particulier de la part des troupes gouvernementales et de leurs soutiens contre les étrangers et les réfugiés. Une véritable chasse à l’Homme à l’encontre des Burkinabé, réputés être responsables de la rébellion, a lieu à Abidjan. Des quartiers entiers d’habitations appartenants à des étrangers ont été pillés et rasés.

Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso tentent de prendre le contrôle des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan mais parviennent à occuper les deux autres villes, respectivement dans le centre et le nord du pays.

La rébellion qui prendra plus tard le nom de "Forces Nouvelles" occupe progressivement la moitié nord du pays, le coupant ainsi en deux zones géographiques distinctes : le sud tenu par les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et le nord tenu par les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN).
Trois groupes rebelles du Nord du pays financés par le Burkina Faso et armée par le Liberia essaient tant bien que mal de descendre sur la capital Abidjan.

- MPIGO: Mouvement populaire ivoirien du grand-ouest.
- MJP: Mouvement pour la justice et la paix.
- MPCI: mouvement patriotique de Côte d'Ivoire.



Dans le Nord du pays, les rebelles prennent le contrôle des villages, pillent et violent au fur et à mesure de leurs avancer.Du matin au soir, les rebelles boivent de la bière, de l'alcool de mile et fument des cigarettes d'herbes. La chaleur aidant, la violence monte très vite et en quelques secondes, tout peut dégénérer.Des barrages sont placés sur les grandes routes. Morceaux de bois , fil de fer bloquent le passage. Voitures et bus sont fouillés, les passagers sont dépouillés de tous leurs biens( argents, bijoux)Alcolisés, les rebelles miment un combat armé du vieux fusil de la guerre de sécession. Des chants fusent pour mettre les combattants en conditions avant d'aller combattre l'armée française.Très peu de rebelles osent s'attaquer aux forces françaises qui coupent le pays en deux et empêcher les rebelles du Nord de descendre sur la capitale Abidjan.Afin de se mettre en condition avant d'aller au combat, des rebelles miment la mort d' un ennemi. Des « grigri » sont posés sur son corps afin que son âme ne puissent s'envoler.Alcolisés, les rebelles miment un combat armé du vieux fusil de la guerre de sécession. Des chants fusent pour mettre les combattants en conditions avant d'aller combattre l'armée française.


Le pays continue en fait d'être divisé, la moitié nord et certaines régions de l'ouest se trouvant sous le contrôle de groupes rebelles alors que le sud se trouve aux mains de l'armée régulière, loyale au Président Laurent Gbagbo. L'armée francaise coupe le pays en deux afin d'empécher les rebelles financées et armées par le Libéria et le Burkina Faso.

Beaucoup de rebelles sont illettrés et ne savent pas pourquoi ils se battent. Armés, ils violent et pillent les villages, laissant le chaos derrière eux. Chef rebelle dans la région de Bouaké au Nord du Pays. Sur la table, on peut voir quatres grenades, l'une russe, chinoise, et française. Des armés arrivent du Liberia et du Burkina Faso.La chaleur aidant, au début de l'après midi, l'alcool de mile et les joints d'herbes font leurs effets. Les rebelles deviennent incontrôlables et tout peut dégénérer très vite.Des « grigris » sensés protéger contre les balles, aident à motiver ses combattants. Beaucoup de rebelles sont illettrés et ne savent pas le but de cette guerre.

Les militaires français sont arrivés dès le début du conflit. Leur mission prioritaire est de garantir la sécurité de leurs ressortissants et de vérifier le cessez-le-feu entre les deux parties.

L’opération Licorne est le nom de la participation des forces armées françaises, sous commandement français, au maintien de la Paix en Côte d'Ivoire. Elle est distincte mais complémentaire de l'ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire). L'opération Licorne a impliqué plus de 5 000 hommes et femmes au plus fort de la crise en Novembre 2004.

La force Licorne compte environ 1800 militaires. Sur le terrain, son dispositif est constitué d’un état-major interarmées, commandée par un officier général, assisté d’un général adjoint opérationsLes militaires français sont arrivés dès le début du conflit. Ils sont 2500 en Côte d'Ivoire, dans le cadre de l''Opération Licorne.L'armée française a invité les chefs de villages afin de leurs expliquer leurs actions sur le terrain et de le rassurer sur le futur dans cette région instable.Jour et nuit, les militaires de la force Licorne patrouillent dans les grandes villes et villages.

Dès le 22 septembre, le 43e bataillon d'infanterie de marine stationné à Port-Bouët, est renforcé par des éléments des forces françaises pré-positionnées dans la région (Gabon, Sénégal, Djibouti et Tchad) et la 11e BP dont le 2e REP, pour assurer la sécurité des ressortissants français et ceux de la communauté internationale.

Chaques matins dans la caserne de la légion étrangère du 2e régiment étranger d'infanterie , les drapeaux français et ivoirien sont hissés. Les hymnes nationaux y sont écoutés en silence.Le tatouage est important pour un légionnaire, il symbolise l'appartenance à un groupe, un corps.La Légion étrangère, comme toutes grandes familles ou même comme chaque grande nation possède ses propres symboles « Legio patria nostra » . Elle a sa devise, ses couleurs, son emblème et son hymne.La légion bloque les rebelles du Nord du pays. La Légion étrangère été créée pour accueillir des étrangers suite à l'ordonnance royale signée par le roi Louis-Philippe.Les légionnaires patrouillent prés de la frontière avec le Liberia afin d'éviter les incursions des rebelles. Ceux ci profitent des troubles dans le pays pour faire des exactions, viols, pillages. L'armée française patrouillent de villages en villages afin de marquer leurs présences et rassurer la population civile qui craint les rebelles ivoiriens et libériens.L’effectif des forces française atteint 4.000 hommes ; ils ont à contenir les attaques de plusieurs organisations rebelles : MPIGO, MJP, MPCI…Les militaires de l'opération Licorne basées au centre du pays, ont pour mission d'empêcher les rebelles du Nord de descendre sur Abidjan. L’effectif francais atteint 4.000 hommes.L’opération Licorne est l’opération militaire française la plus importante à l’étranger. Tentant de maintenir un semblant de paix en Côte d’Ivoire en proie à une guerre civile depuis plus de 4 ans.Les soldats français sont déployés en Côte d'Ivoire depuis l'éclatement de la crise politico-militaire qui a entraîné la scission du pays en deux.Les légionnaires disposant de blindés légers se portent sur la ligne de confrontation, afin d’y jouer le rôle de force d’interposition, et éviter tout risque de dérive génocidaire.


L’opération Licorne est l’opération militaire française la plus importante à l’étranger. Tentant de maintenir un semblant de paix en Côte d’Ivoire en proie à une guerre civile depuis plus de 4 ans.

 Les troupes françaises, fortes de plus de 4 000 soldats envoyés dans le cadre de l'opération Licorne et sous mandat de l'ONU, sont venues renforcer les forces onusiennes appelées ONUCI.

La Côte d’Ivoire reste divisée et la situation humanitaire est très fragile. Les objectifs humanitaires consistent à améliorer l’accès à l’eau, maintenir une assistance médicale, et de protéger les plus vulnérables, en particulier les enfants sans familles et les femmes.
L’aide humanitaire vise environ 500 000 personnes déplacées dans l’Ouest du pays.

A l'intérieur de la Côte d'Ivoire, environ un million de personnes ont été déplacées depuis le début de la guerre civile.Deux jeunes réfugiés liberiens ayant fuient la guerre civile dans leurs pays se trouvent à Abidjan peu de temps avant que la Côte d' Ivoire ne sombre aussi dans la guerre.Les combats entre rebelles et loyalistes ont fait de nombreux morts et près de 750 000 Ivoiriens ont été déplacés.Deux jeunes réfugiés liberiens ayant fuient la guerre civile dans leurs pays se trouvent à Abidjan peu de temps avant que la Côte d' Ivoire ne sombre aussi dans la guerre.Les attaques perpétrées contre les civils par des groupes armés ont provoqué d'importants mouvements de population, tant d'Ivoiriens que de réfugiés originaires des pays voisins.Les besoins des groupes vulnérables en Côte d'Ivoire sont immenses: santé, alimentation, approvisionnement en eau, installations sanitaires, abris.La vaste majorité des réfugiés et déplacés dans le monde sont des femmes et des enfants. La plupart d’entre eux ont fui la guerre, la misère et la violence de leur région d’origine.La majorité des personnes réfugiées et déplacées sont des femmes et des enfants. Aujourd’hui, les mesures de protection pour les femmes et les enfants réfugiés et déplacés restent insuffisantes.Réfugiés ivoiriens pendant la guerre civile de 2005.

Le conflit armé et l'instabilité politique qui règnent en Côte d'Ivoire depuis septembre 2002 ont provoqué une crise humanitaire qui touche les groupes de population vulnérables. En dépit des progrès réalisés sur la voie de la paix, le conflit continue d'avoir des conséquences sur la population civile.


Le souci humanitaire le plus urgent est le manque de structures médicales opérationnelles dans les zones contrôlées par les rebelles dans le nord et l'ouest du pays.

Hôpital de brousse de Bouaké

La Commission européenne a adopté un programme d'aide humanitaire de 5,74 millions d'euros afin de subvenir aux besoins élémentaires des groupes vulnérables touchés par le conflit en Côte d'Ivoire. Les populations déracinées et réfugiées dans les pays voisins bénéficieront également de cette aide d'urgence.

La vaste majorité des réfugiés et déplacés dans le monde sont des femmes et des enfants. La plupart d’entre eux ont fui la guerre, la misère et la violence de leur région d’origine pour trouver asile dans une autre région de leur pays ou dans un État voisin.

Une petite fille dénutrie est soignée par une équipe de l' association Médecins du Monde dans un hôpital de brousse au centre du pays.La vie continue en Côte d'Ivoire malgrés la guerre civile. On compte plus de d' un million de personnes déplacés depuis le début du conflit.Le souci humanitaire le plus urgent est le manque de structures médicales opérationnelles dans les zones contrôlées par les rebelles dans le nord et l'ouest du pays.

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