Des milliers de personnes, la plus part égyptiens fuient la guerre en Libye.

Des réfugiés de toutes origines et de toutes âges fuient la guerre civile actuelle en Libye.

Stéphane Lehr, photo-journaliste  flux rss  envoyer à un(e) ami(e)  imprimer la page  administration  french

Fuir la Libye pour survivre - reportage

Fuir la Libye pour survivre

Carnet de voyage

Reportage photo réalisé à la frontière tuniso-libyenne.

Le 20 Février, deux jours après le début de la révolte libyenne, je pars à Orly acheter un billet d'avion direction Djerba en Tunisie. De la frontière tunisienne, il y a 200 kilomètres pour aller à Tripoli. La frontière n'est pas encore ouverte au moment ou je décide de partir. Mais c'est le chemin le plus rapide. Le soir, je me retrouve dans un petite hôtel entouré de dizaines d'autres journalistes.

Le matin, je pars vers la frontière, j'y découvre des milliers de réfugiés venus de Libye qui attendent dans le froid glacial du désert. Ils sont en majorité égyptiens, et aussi de nationalité Chinoise, Sri Lankaise, et de pays d'Afrique noire. Dépouillés de leurs biens, argent et passeport par les soldats libyens lors de leur fuite, ils arrivent épuisés, affamés et perdus.


Le cap des 100.000 personnes ayant fui depuis le 20 février le chaos en Libye a été atteint vendredi soir à la frontière avec la Tunisie.Épuisés par plusieurs jours de marche, des centaines de milliers de réfugiés fuient la guerre civile en Libye. Tous veulent passer la barrières qui sépare la frontière.Dans la bousculade, certains effets personnels sont perdus. Les hommes sont éreintés, affamés, et apeurés, ils attendent de passer la frontière tunisienne...De jeunes tunisiens viennent aider les militaires à gérer l'arrivée des réfugiés. Les coups de bâtons et de poings pleuvent. Certains jeunes prennent plaisir, comme un jeu...Un jeune tunisien géré à coup de batôns et de poings l'arrivée des réfugiés. Plus d'une quarantaines de jeunes énervés s'amusent à passer leurs nerfs sur des réfugiés épuisés et affamés.Un jeune homme d'origine indienne présente son passeport. Comme d'autres, il a fuit les violents combats qui se déroulent en Libye.L'arrivée de centaines de réfugiés provoquent bousculades et évanouissements.Des réfugiés de toutes origines et de toutes âges fuient la guerre civile actuelle en Libye.Une vingtaine de militaires gèrent l'afflux des réfugiés, ils seront vite débordés, en ce mardi, plus de 20000 réfugiés arriveront ...Fuyants les combats violents en Libye, les réfugiés patientent sans boire et manger depuis plusieurs jours à la frontière tunisienne.Certains tombent d'épuisement. L'attente depuis plusieurs jours sans manger et sans  boire par une chaleur écrasante engourdit les corps.Chacun d'eux ont pu prendre quelques effets personnels, vêtements, bijoux et argents. Beaucoup ont été rackettés par les militaires libyens lors de leurs fuites.

Chaque jour plus de 20 000 personnes passeront la frontière. Selon le peu d'information que nous pourrons collecter sur place, coté libyens plus de 300 000 personnes seraient sans aucune assistance médicale.


Un par un, les réfugiés passeront la frontière. Sans avoir mangé, ni bu depuis plusieurs jours.Des heures et des heures d'attente devant la barrière de la frontière tunisienne. Écrasés les uns contres les autres, ils attendent leurs tours pour fuir la Libye.Les uns sur les autres, bloqués entre les deux frontières, ils attendent de fuir les combats en Libye.Certains attendent depuis plusieurs jours, sans manger ni boire l'ouverture de la frontière tunisienne afin de fuir la guerre civil en Libye.Bousculades, angoisses, peurs, les nerfs de certains lâchent, des petites bagarres éclatent.80% des réfugiés sont égyptiens, mais dans la foule, beaucoup de ghanéens, de vietnamiens  et d'autres nationalitées tentent de fuir la guerre civile en Libye.Des hommes s'évanouissent. La fatigue, les nerfs lâchent. La faim, la peur, tout s'accumulent et le corps cède.La détresse se lit dans les yeux des milliers de réfugiés à la frontière tunisienne/libyenne.Ils viennent du Ghana, Nigeria... Pour eux, les choses sont autres, les militaires tunisiens les soupçonnent être des mercenaires du colonel kadhafi qui profiteraient pour s'enfuir du pays.La tension est elle que certains essaient de sauter par dessus les murs du poste douanier.Certains hommes essaient de passer en sautant par dessus les murs de la frontière tunisienne. Des jeunes les empêchent violemment en leurs mettant des coups de bâtons et de poings.Bousculades et bagarres devant le poste de douane tunisien. la tension monte, la fatigue est présente.

Deux jours après mon arrivée, je retourne à la frontière, plus de 100 000 personnes sont entassées et attendent de passer. La panique, la peur, la fatigue sont présentes. Seulement 20 policiers des forces spéciales tunisiennes ainsi qu'une vingtaine de douaniers essaient tant bien que mal de gérer l’afflux des réfugiés. A midi, dans une chaleur étouffante, la tension monte d'un cran. Poussés par les militaires libyens vers la Tunisie, et stoppés et repoussés par les douaniers tunisiens, les réfugiés se bousculent, s'écrasent, les nerfs lâchent. Affamés et exténués, certains se feront écraser, d'autres piétiner, certains décéderont d'épuisement.

Ce Mardi, 20000 réfugiés arrivent au poste frontière. Ils ont fuit les combats en Libye et certains non pas mangés depuis plusieurs jours. Les corps lâchent et certains s'évanouissent.Écrasés et bousculés, certains tombent dans les pommes. l'attente depuis plusieurs jours à la frontière par une chaleur écrasante sans avoir manger, ni bu provoque des malaises.Ils passeront un par un la frontière de Ras Jdir. Plus de 20000 hommes attendent leur tour sous un soleil de plomb.L'attente insupportable provoque des malaises. Les réfugiés n'ayant pas manger ni bu depuis plusieurs jours attendent de passer la frontière tunisienne.Chacun pour soi, les hommes essaient par tout les moyens de fuir les combats en Libye et de passer la frontière tunisienne de Ras Jdir.Plusieurs hommes s'évanouissent après de longues heures, parfois de longs jours d'attentes à la frontière tunisienne.Plus de 20000 hommes attendent de passer la frontière, certains craquent, à bout, les réfugiés tombent de fatigue, de faim et de soif.La peur, la faim, la fatigue s'accumulent... Les uns sur les autres, les réfugiés tombent les uns après les autres, les corps lâchent.Depuis le début des combats en Libye le 15 février, plus de 100 000 réfugiés ont afflué à Ras Jdir, le point de frontière entre la Libye et la Tunisie.Des bénévoles tunisiens et un photographe français aident un vieil homme qui épuisé par des longues heures d'attentes et de déshydratation s'est évanouie.Certains réfugiés supplient les douaniers de les laisser passer la frontière tunisienne. Certains d'eux resteront pendant 3 jours au même endroit sans nourriture, ni eau.Acculés à la barrière du poste frontière, certains resteront plusieurs jours à attendre de passer la frontière tunisienne. Plus de 20000 réfugiés arriveront ce jour là.

Le lendemain, une quarantaine de jeune de la ville voisine de Ben Gharden est venu prêter main forte aux douaniers. Ceux sont pour beaucoup des contrebandiers qui sont dérangés dans leur activité par les réfugiés et les journalistes présents à la frontière. Armés de barre de fer et de bâtons, ils frappent les réfugiés sous le regard des douaniers tunisiens qui n'interviennent pas pendant plusieurs heures.

Les réfugiés tombent les uns après les autres, la fatigue et la chaleur pèsent sur les corps.De jeunes tunisiens excédés par tant de réfugiés, les empêchent de passer. Certains sont battus et repoussés violemment.La panique s'empare des réfugiés. Fatigués d'attendre depuis plusieurs jours au poste frontière, une bousculade se produit.Une énorme bousculade se produit, les réfugiés pris de panique, se ruent vers la barrière du poste frontière de Ras Jedir.Les hommes supplient les militaires tunisiens de les laisser passer. Depuis plusieurs jours, les réfugiés ont fui les combats qui se déroulent en Libye.Bagarres, bousculades, les réfugiés fuient la guerre civile en Libye.Épuisés par plusieurs jours de fuite, les hommes bloqués devant la barrière de la frontière tunisienne attendent de passer un par un.Les hommes supplient d'avoir quelques choses à manger et à boire. Beaucoup attendent depuis plusieurs jours bloqués à la frontière tunisienne sous un soleil de plomb..Une jeune femme parmi la cinquantaine d'hommes arrive à la frontière tunisienne. Leurs cas seront étudiés avec minutie par les douaniers tunisiens craignant que certains ne soient des mercenaires.

J'assiste à des lynchages sur des personnes de tous âges : chaque réfugié qui essaie de passer est immédiatement frappé et insulté. Les douaniers empêchent les journalistes de faire des images de ces scènes, matraque à la main. Les réfugiés d’Afrique noire sont plus que les autres frappés, étant considérés par certains comme des mercenaires à la solde du colonel Khadaffi et par d'autres du fait de ne pas être de confession musulmane.

Épuisés par plusieurs jours de fuite, les hommes bloqués devant la barrière de la frontière tunisienne attendent de passer un par un.Épuisés par plusieurs jours de marche, des centaines de milliers de réfugiés fuient la guerre civile en Libye. Tous veulent passer la barrière qui sépare la frontière.Plus d’un millier d’Africains, en majorité des Maliens, des Ghanéens et des Nigérians ont franchi la frontière tunisienne fuyant la guerre en Libye.Ils viennent du Ghana, Nigeria. Pour eux, les choses sont différentes, les militaires tunisiens les soupçonnent être des mercenaires du colonel Kadhafi qui profiteraient pour s'enfuir du pays.Ils passeront un par un la frontière de Ras Jdir. Plus de 20000 hommes attendent leur tour sous un soleil de plomb.80 % des réfugiés sont des égyptiens, mais aussi des chinois, des sri lankais, des vietnamiens qui fuient les combats en Libye.

L'heure suivante, ces mêmes jeunes arrêtent pour un moment leurs violents assauts et lancent aux réfugiés du pain, de l'eau, du lait. Puis soudainement, reprennent leurs battons et barres de fer pour taper avec force et vigueur sur ces mêmes personnes affaiblies et mal nourries. Je n'ai pu comprendre vraiment leurs motivations réelles malgré un long moment de discussion avec eux. Après 10 jours à la frontière, je décide de rentrer en France pour aller en Libye via l’Égypte. Car ce coté de la frontière ne s'ouvrira pas de si tôt...

Des milliers de personnes, pour la plupart égyptiens fuient la guerre en Libye. Ils arrivent épuisés à la frontière tunisienne.Un par un, les réfugiés passeront la frontière. Sans avoir mangé, ni bu depuis plusieurs jours.Des heures et des heures d'attente devant la barrière de la frontière tunisienne. Écrasés les uns contre les autres, ils attendent leur tour pour fuir la Libye.Les quelques centaines de la semaine dernière sont devenues des milliers, et la Tunisie fait à présent face à un flux croissant de réfugiés en provenance de Libye.Certains attendent depuis plusieurs jours, sans manger ni boire l'ouverture de la frontière tunisienne afin de fuir la guerre civile en Libye.La situation à la frontière tuniso-libyenne a atteint un niveau de « crise », après le passage de 100 000 à 110 000 personnes fuyant la répression en Libye.Au poste frontière entre la Tunisie et la Libye, près de la ville de Ben Ghardane, des milliers de réfugiés fuient les violences en Libye.Les uns sur les autres, bloqués entre les deux frontières, ils attendent de fuir les combats en Libye.Des milliers de personnes, pour la plupart égyptiens fuient la guerre en Libye. Ils arrivent épuisés à la frontière tunisienne.

Les dix jours passés en Tunisie m'ont bouleversé. Cette volonté de vouloir fuir afin de vivre était si forte pour ces hommes et ses femmes. Une grande leçon de courage et de détermination.

Qu'arrivera-t-il à tous ces réfugiés ?

Le gouvernement tunisien qui est encore dans sa post révolution n'a pas les moyens et l'envie de gérer pendant plusieurs mois ces exilés sur son sol.

Des réfugiés de toutes origines et de toutes âges fuient la guerre civile actuelle en Libye.Les quelques centaines de la semaine dernière sont devenues des milliers, et la Tunisie fait à présent face à un flux croissant de réfugiés en provenance de Libye.Fuyant les combats violents en Libye, les réfugiés patientent sans boire ni manger depuis plusieurs jours à la frontière tunisienne.Chacun d'entre eux a pu prendre quelques effets personnels: vêtements, bijoux et argent. Beaucoup ont été rackettés par les militaires libyens lors de leur fuite.Le cap des 100.000 personnes ayant fui depuis le 20 février le chaos en Libye a été atteint vendredi soir à la frontière avec la Tunisie.Au poste frontière entre la Tunisie et la Libye, près de la ville de Ben Ghardane, des milliers de réfugiés fuient les violences de la Libye.Des centaines de personnes fuyant les violences en Libye sont restés coincées à la frontière tunisienne de Ras Ajdir, frustrées de voir que leurs gouvernements n’ont pas envoyé d'aides.Chacun d'entre eux a pu prendre quelques effets personnels, vêtements, bijoux et argent. Beaucoup ont été rackettés par les militaires libyens lors de leur fuite.Des milliers de personnes, pour la plupart égyptiens fuient la guerre en Libye. Ils arrivent épuisés à la frontière tunisienne.

Les égyptiens seront pris en charge par le gouvernement tunisien qui les transportera vers l’aéroport de Djerba ou vers le port de Zarzis. Ils sortiront du pays par avion ou bateau.

Que deviendront les Bengalis, les Libériens, les Sierra léonais et les autres ?
Quelle possibilité pour eux de rentrer dans leurs pays ?
Et ou sont les Français, Anglais et Américains qui vivaient en Libye ?
Aucun d'eux n'était présent dans ce flux massif à la frontière ?

L’idée de politique à deux vitesses est claire. Ils est évident que certains ont eu d'autres opportunités grâce à leur nationalité de fuir le pays en guerre ...

80 % des réfugiés sont des égyptiens, mais aussi des chinois, des sri lankais, des vietnamiens fuyant les combats en Libye.Un camp est érigé à la frontière tunisienne. Les réfugiés épuisés par leur fuite de Libye en guerre peuvent reprendre leurs forces et attendre l'aide de leurs gouvernements respectifs.Malgré le manque de moyens, l’aide humanitaire s’organise dans le camp de réfugiés situé en Tunisie, à six kilomètres de la frontière avec la Libye. Un camp mis en place par l’armée tunisienne.Des milliers de personnes, pour la plupart égyptiens fuient la guerre en Libye. Ils arrivent épuisés à la frontière tunisienne.Plus de 100000 réfugiés ont fui les combats en Libye. Un camp de fortune est créé à la frontière tunisienne.Au poste frontière entre la Tunisie et la Libye, près de la ville de Ben Ghardane, des milliers de réfugiés fuient les violences en Libye.Plus d’un millier d’Africains, en majorité des Maliens, des Ghanéens et des Nigérians ont franchi la frontière tunisienne fuyant la guerre en Libye.Les quelques centaines de la semaine dernière sont devenues des milliers, et la Tunisie fait à présent face à un flux croissant de réfugiés en provenance de Libye.La situation à la frontière tuniso-libyenne a atteint un niveau de « crise », après le passage de 100 000 à 110 000 personnes fuyant la répression en Libye.Au poste frontière entre la Tunisie et la Libye, près de la ville de Ben Ghardane, des milliers de réfugiés fuient les violences en Libye.Des combats ont provoqué le départ de dizaines de milliers de personnes qui tentent de survivre hors de la Libye.Les réfugiés s'installent à même le sol pour dormir, la croix rouge et d'autres petites ONG tunisiennes distribuent de l'eau et de la nourriture.


Je remonte sur Djerba à 160 kilomètres de la frontière. A l’aéroport, les touristes croisent les réfugiés. J'entends des discussions qui me mettent hors de moi et je me sens totalement décalé. De retour à Paris, début mars, le contraste est trop violent avec ce que je viens de vivre, je n'ai qu'une envie, repartir...

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