Réfugiés, exclus, SDF histoires et témoignages.

Reportage photographique sur le monde des exclus et des réfugiés à travers le monde.

Stéphane Lehr, photo-journaliste  flux rss  envoyer à un(e) ami(e)  imprimer la page  administration  french

Réfugiés et déplacés - reportage

La population SDF en France oscillent, selon les sources, entre 100 000 et 800 000 personnes.

Reportage photos réalisé en France.

Gégé, 64 ans, place Roquelaine, clochard depuis 30 ans.

« J’ai bien bourlingué dans la vie. Ancien légionnaire j’ai fait plusieurs fois le tour du monde. J’ai fait parti des anciens putschistes d’Alger. J’ai été peintre, place du Tertre, à Montmartre. Je vous jure que j’ai eu une vie bien remplie et agitée. Mais je n’ai pas su me poser même si j’ai essayé. Car je me suis marié, mais Je n’ai pas tenu… j’étais tellement déprimé que je me suis mis à boire à en perdre la raison. Très rapidement j’ai perdu tous repères et me suis retrouvé dans la rue. Je n’ai jamais pu en sortir. »

Texte: Guillaume Plassais Journaliste

Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés. Soupe de nuit d'hiver distribué par l'association Armée du Salut à Paris.Les principales pathologies des sans-abris sont liées à la malnutrition et notamment aux carences en vitamine C et en calcium. Un SDF avec son chien à Toulouse dort prés d'une entrée de Métro.Un sans domicile fixe (SDF) est une personne qui dort dans la rue ou dans des foyers d'accueil. On parle aussi de sans abri ou d'itinérant. Ludovic, 20 ans, place Jeanne d’Arc à Toulouse.Gégé, 64 ans, place Roquelaine, clochard depuis 30 ans.Un sans domicile fixe est une personne qui dort dans la rue ou dans des foyers d'accueil. On parle aussi de sans abri ou d'itinérant.Un sans domicile fixe (SDF) est une personne qui dort dans la rue ou dans des foyers d'accueil. Réinsérer les personnes en difficultées est l'un des travaux de l'association de l'Armée du Salut.

« La semaine dernière, quelqu’un m’a jeté une bassine d’eau sur la tête depuis sa terrasse. Il m’a dit que je sentais trop mauvais et de déguerpir du coin sinon il me ferait ma fête. »
« Je préfère dormir dehors car je me méfie des centres d’accueil : ils sont comme les flics ! Ils ont aussi essayé de m’enfermer dans un hôpital pour me soigner… Et puis il y a tellement de racaille là-bas ; un vrai coupe-gorge. Au moins dehors, je suis tranquille.
J’ai une phlébite qui s’aggrave avec la chaleur et qui m’empêche de marcher. Alors dans ces conditions, impossible de me rendre au restaurant social des Ramiers (à l’extérieur de Toulouse). Ce qui me manque le plus, c’est l’affection de mes proches. La solitude mêlée à l’alcool, c’est un cocktail détonant. »

D'aprés les statistiques de l'état, 48 % des femmes SDF à Paris ont entre 18 et 30 ans. Réinsérer les personnes en difficultées est l'un des travaux de l'association de l'Armée du Salut.Le monde du sans-abri détient également une conception pauvre de la santé. Un SDF est soigné au centre médical de l'armée du Salut prés de la porte des Lilas à Paris.Dans cet univers hostile, des groupes peuvent se former. Deux jeunes SDF à Belfort. L'association Armée du Salut fait des maraudes toutes les nuits afin d' apporter aides, réconforts et nourritures.Moment de détente dans un centre de nuit de l'association Armée du Salut à Belfort. Un amoureux de Johnny Hallyday s'amuse.Un SDF ne peut pas se permettre de tomber malade, étant donné la lutte qu’il mène quotidiennement pour survivre. Aides et écoutes au centre médical de l'armée du Salut à Paris.Les sans-abri sont également confrontés au problème de l’alimentation en ce qui concerne la qualité des aliments. Soupe de nuit d'été organisée par l'association Armée du Salut à Paris.


Sergio, 50 ans, place olivier à Toulouse

« Violence familiale, prison, alcool… Le triptyque classique du gars qui vit dans la rue. Mon père, un ancien militaire, me battait et ma mère était toujours trop ivre pour me protéger. Résultat : depuis l’âge de 13 ans je vis dehors. Comment, diable, voulez-vous que je me fonde dans le moule social après ce départ calamiteux ? J’ai essayé pourtant de m’intégrer, mais rien à faire. Dès que j’étouffe, je prends ma guitare, mon sac et je m’envole. Je suis un grand routard : j’ai traversé toute l’Europe. Je suis claustrophobe et incapable de m’acclimater au confort : on m’a proposé des logements sociaux, mais j’étouffais alors je suis reparti dormir dans la rue. Malgré le danger…
J’ai été plusieurs fois agressé dans la rue. J’ai failli y passer quand trois jeunes marginaux m’ont coincé dans mon duvet et m’ont brisé les côtes à coups de batte de base-ball. Le SAMU m’a ramassé inconscient. Depuis, j’ai deux gros bergers allemands, des cerbères qui veillent sur moi. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux.
Médecins du monde s’est renseigné pour les faire vacciner auprès de la PASS. Je ne vais jamais dormir dans les foyers, car ils n’acceptent pas les chiens. Alors je préfère renoncer car, sans eux, je suis un homme mort.
Je n’ôte jamais mes chaussures parce qu’on me les piquerait. Mais à force de les garder, les pieds macèrent (surtout l’été) et je sens des picotements qui montent le long des jambes. Je connais un gars qui a eu une gangrène… On a même dû l’amputer. Perdre l’usage de mes jambes serait une grosse tuile pour un routard comme moi.
J’ai un début de cataracte à cause de l’alcool. La manche, c’est le métier qui me permet de vivre, de rester digne et de me payer les repas. Je refuse d’aller au restaurant social : je suis un citoyen et je ne veux pas devenir un assisté ! »

Texte: Guillaume Plassais Journaliste

Maslakh, un des plus grand camp de réfugiés et déplacés en Afghanistan.

Reportage photos réalisé en Afghanistan.

Maslakh… Une ville aux portes de la ville, des bicoques de briques et de boue à perte de vue, et quelques 150000 personnes déplacées, regroupées depuis un an dans ce qui serait le plus grand camp de réfugiés du monde. Avec pour seul horizon les montagnes alentour, balayées par la poussière ocre de la sécheresse.


Maslakh, un des plus grand camp de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. On compte plus de 150 000 personnes, réfugies et déplacés par la guerre, les bombardements américains et la famine.Maslakh est situé à l'ouest d'Hérat. Personne ne sait exactement combien il y a de réfugiés dans ce camp, la plus part d'entre eux n'ont pas même une toile de tente pour les protéger du froid.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés. Près de 7 millions d'Afghans sur 22 millions sont jugés par les organisations humanitaires comme dans une situation à risque très élevé.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés au monde, il signifie abattoir. Tous les nuits, le thermomètre descend à plus de -20 dégrés, les réfugiés dorment sous des tentes distribuées par l'ONU.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés. L’infrastructure existante et l’aide humanitaire déployés y sont démesurément faibles par rapport aux besoins urgents et fondamentaux de la population.Les limites du tenable sont franchies depuis longtemps dans ce camp. 100 personnes meurent quotidiennement de faim et de froid, enfants en bas âge et personnes âgées sont les plus exposés.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. On compte 2 500 arrivées par semaine à Maslakh, où sont entassées au moins 150 000 personnes.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. Une enquête révèle un taux de malnutrition globale de 26,4 %, et un taux de malnutrition sévère de 6,6 %.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. Toutes les éthnis vivant en Afghanistan  vivent ensembles dans ce camp, pachtouns, hazaras, tadjiks...Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. On compte plus de 150 000 personnes, femmes, enfants, vieillards fuyant les bombardements américains et la famine.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. On compte plus de 150000 personnes vivant dans une plaine entourée de montagne enneigées, la nuit il fait -20 degrés.Maslakh, un des plus grands camps de réfugiés du monde se trouve en Afghanistan. On compte plus de 150 000 personnes , affamées, épuisées, appeurées.


Chaque jour, 200 nouveaux arrivants se font enregistrer à Maslakh, poussés sur les routes par la sécheresse qui sévit depuis 3 ans dans les provinces de Ghor et de Baghdis. Une minorité a elle, fuit les affrontements et les bombardements qui ont, une fois encore, meurtri le pays cet hiver. Récemment, le taux de mortalité a augmenté de façon préoccupante. Avec l'hiver, les infections respiratoires se multiplient; la tuberculose représente un quart des décès enregistrés.

Texte: Mathilde Damoisel Journaliste

Roms et tsiganes.

Reportage photos réalisé en France.

Selon le rapport l'ERCC (Centre européen pour les droits des Roms), la population de tsiganes installés en France s'élève officiellement à environ 500 000 personnes, bien que ce chiffre soit, selon certaines estimations, plus proche de 1,2 millions. Les communautés plus ou moins grandes des Tziganes européens dont la population est estimée à 8 millions d’individus au moins, sont réparties dans presque tous les Etats européens.

Gitans, Gypsies, Gitanos, Manouches, Sintés, Kalés, Roms . Ils désignent des sous groupes du peuple « Rom » et correspondent à des époques et des lieux différents.Déjà victimes de discriminations dans leurs pays, les Roms rencontrent en France aussi des discriminations dans l’accès à l’emploi, aux droits sociaux, à la santé, à la scolarité.Les Roms roumains bénéficient, depuis le 1er janvier 2007, date de l’entrée de leurs pays dans l’Union européenne, de la liberté de circulation et du droit de séjourner sur le territoire français.Bien que citoyens de l'UE, les Roms subissent évacuation, expulsion et fichage. Indésirables en France, en Europe, les Roms ballottés d'un bidonville à l'autre, font l'objet d'évacuations régulières.Le terme Gens du Voyage  est le terme le plus approprié pour décrire les populations nomades en France. On considère qu'ils sont entre 400 000 et 500 000 personnes.Annoncé par le président français, la décision de démanteler les camps tsiganes verrait quelques 700 personnes avec des passeports roumains renvoyés dans le pays d'ici la fin du mois d'août 2010.


Les Roms sont un peuple européen d'origine indienne, dont les ancêtres sont venus de la moyenne vallée du Gange, en Inde du Nord, il y a environ 800 ans.

En France, on emploie fréquemment à l'égard des Roms les mots Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis, ou parfois gens du voyage.

S'adapter au jour le jour aprés le Tsunami

Reportage photos réalisé au Sri lanka.

Le 26 décembre 2004, les côtes sri lankaises ont été ravagées par le tsunami, provoquant la mort de plus de 30 000 personnes et le déplacement à l’intérieur des terres d’environ un million d’habitants. Ces derniers ont trouvé un toit provisoire dans les camps de déplacés. C’est le cas de près de 10 000 familles de la presqu’île de Kinniya, située sur la côte est, à quelques kilomètres de Trincomalee.

Au Central College, le paradoxe s’affiche. Des sourires naissent sur les visages des personnes déplacées malgré le deuil généralisé. La vie tente de reprendre le dessus, avec ses cris d’enfants et ses discussions à l’ombre des bâtiments, malgré la présence, face à l’entrée du camp, d’un cimetière qui rappelle la mémoire des victimes du tsunami. Une femme en sari vert et or lave son linge au puits, entouré par ses quatre enfants qui profitent de l’eau pour se rafraîchir. Au pied d’un arbre, des mères ont installé leurs bébés dans des saris accrochés aux branches afin de les protéger du soleil et de les bercer pour qu’ils s’endorment. Les hommes se retrouvent au poste de police où l’on enregistre les innombrables pertes causées par le raz-de –marée.

Des villages entiers ont disparu. Les survivants se sont retrouvés sans abri, sans nourriture, sans eau potable et sans médicament. Beaucoup, et notamment des pêcheurs, ont perdu leur gagne-pain.Après l’Indonésie, le Sri Lanka fut le pays le plus durement touché par le tsunami. Selon des chiffres officiels, 30 920 personnes ont péri, 519 063 ont été déplacés,103 836 maisons ont été détruites.Le 26 décembre, les côtes sri lankaises ont été ravagées par le tsunami, provoquant la mort de plus de 30 000 personnes et le déplacement à l’intérieur des terres d’environ un million d’habitants.Les conséquences à long terme de ce désastre seront encore plus terribles : les risques d'épidémies, les dégâts écologiques, le manque d'eau et surtout l'effet et surtout l'effet psychologique.Le tremblement de terre a été initialement évalué à une magnitude de 8,5, révisée à 8,9, pour finir à 9,1 selon l'Institut géologique américain.Plusieurs vagues de 3 à 15 mètres de hauteur ont déferlé suivant les endroits, emportant les personnes qui n'étaient pas du tout prévenues du danger.Le nombre des personnes mortes ou présumées mortes suite aux raz-de-marée qui ont ravagé le 26 décembre le littoral de l'océan Indien dépasse les 280.000.L'impact humain du tsunami s'est toutefois révélé très inégal selon les pays. Si le Sri Lanka est le pays proportionnellement le plus touché, l'Indonésie a payé le plus lourd tribut humain.Le séisme a entraîné la formation de plusieurs tsunamis particulièrement meurtriers sur les côtes du sud de l'Inde (5 700 victimes), de l'Indonésie (5 000 victimes), du Sri Lanka (10 000 victimes)En quelques minutes, plusieurs villes furent totalement détruites, des milliers de kilomètres carrés dévastés. Le bilan final, s’établit à 230 000 morts, 30000 au Sri lanka.Le tsunami de l'océan Indien survenu le 26 Décembre 2004 a causé des destructions massives dans huit pays, l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie, le Myanmar, la Somalie, le Sri Lanka et la Thailande.


Le bilan est lourd. Chaque famille déplore la perte de plusieurs proches et la destruction, partielle ou totale, de sa maison. Les enfants, de leur côté, ont établi leur terrain de jeu au milieu du collège et expliquent qu’ils veulent reprendre l’école « pour retrouver leurs copains ». Un millier de personnes vivent ici depuis la fin du mois de Décembre en attendant que leur sort soit décidé par les autorités sri lankaises.

Texte: Stéphanie Senet Journaliste

Le 26 décembre, les côtes sri lankaises ont été ravagées par le tsunami, provoquant la mort de plus de 30 000 personnes et le déplacement à l’intérieur des terres d’environ un million d’habitants.Le 26 décembre, les côtes sri lankaises ont été ravagées par le tsunami, provoquant la mort de plus de 30 000 personnes.Portrait d'une jeune femme dont le mari pécheur est parti ce matin là...

Jakarta, un tremblement de terre a atteint une magnitude de 5,5 sur l'échelle ouverte de Richter le 26 décembre 2004.

Reportage photos réalisé en Indonésie.

Dix-sept mois après le tsunami qui a frappé l’île de Sumatra, l’Indonésie affronte une nouvelle catastrophe naturelle. Un séisme d’une amplitude de 6,3 sur l’échelle de Richter a secoué la région de Yogyakarta, sur l’île de Java, le 27 mai 2006. Six secondes interminables.

Ils surgissent de façon continue dans la cour d’entrée de l’hôpital. Ils arrivent en voiture, en ambulance, à moto, en charrette. Blessés par le séisme, ils ont parfois mis plusieurs jours pour rejoindre l’hôpital de Bantul, l’un des plus sollicités depuis le séisme, dans cette zone détruite à 80%. « La rumeur courait qu’il n’y avait plus de place alors on attendait dans notre village » raconte une femme d’une quarantaine d’années qui vient d’être opérée d’une fracture au bras. Cinq jours après la catastrophe, l’hôpital ne désemplit pas. Comment loger tout le monde ? C’est le casse-tête que tente de résoudre, au jour le jour, le service des admissions. La cour d’entrée est envahie de lits accueillant les blessés et leur famille.

Texte: Stéphanie Senet Journaliste

Un tremblement de terre de magnitude 6,3 a frappé le 27 mai la région de Yogyakarta (centre de l'île de Java), faisant près de 6.000 morts, plusieurs dizaines de milliers de blessés et des centaines.Le 27 mai 2006 à 5 h 54 heure locale dans l'île de Java, a eu lieu, à 37 kilomètres au sud de Yogyakarta dans l'île indonésienne et à une profondeur de 33 km, un séisme d'une magnitude de 6,2. On estime à quelques 35.000 les maisons et autres bâtiments qui ont été détruits. Au milieu des décombres, les habitants continuent les fouilles, à la recherche de nourriture et de survivants.Selon un bilan publié par le ministère des Affaires sociales indonésien, le tremblement de terre a fait 5 782 morts, 36 299 blessés, 200 000 sans abris.C’est la ville de Bantul qui a souffert le plus. Là-bas, ceux qui se sont retrouvés sans toit attendent sous les tentes les médicaments et la nourriture dont ils ont besoin.Le tremblement de terre, d’une intensité de 6,3, aurait fait près de 200 000 sans-abri. 3 000 personnes ont trouvé la mort, et d’autres ont vu leurs foyers rasés par la catastrophe.C'est le quartier de Bantul, dans le sud de Yogyakarta, qui aurait le plus souffert. C'est là qu'il y aurait eu le plus de morts et de blessés et environ 3 000 maisons auraient été détruites.Plus de 33,200 personnes ont été gravement blessées, selon les chiffres du ministère des Affaires sociales indonésiens, et presque 13,000 légèrement.Les premiers bilans du ministère des Affaire sociales font état de 6.300 tués. 67.000 maisons ont été rasées et 72.000 autres sont lourdement endommagées, laissant 200,000 personnes sans-abri.


Des villages entiers défigurés....

Une vingtaine de kilomètres plus loin, le village de Srihardono fait pâle figure. Tout s’est écroulé. Plongés dans le silence, une poignée d’habitants déambulent au milieu des décombres, en état de choc. « Le matin du séisme, j’étais en train de boire du thé » raconte à voix basse Tardini, debout devant le tas de briques qui fut sa maison. « Mon fils prenait sa douche. Lorsque j’ai senti la secousse, nous sommes immédiatement sortis et nous avons couru jusqu’à l’entrée du village pour nous éloigner des maisons. Certains ont pris la route pour rejoindre des proches mais nous sommes encore très nombreux à rester ici, même si l’on n’a plus de toit pour dormir. Si le séisme s’était produit la nuit, il y aurait eu beaucoup plus de morts ».

Texte: Stéphanie Senet Journaliste

Au moins 30 000 personnes ont été blessées et plus de 130 000 sont sans abri et ont été déplacées à la suite des dégâts considérables qui ont endommagé maisons et autres bâtiments dans toute la région

Au Nicaragua, à Puerto Cabezas, 74,2% des femmes sont victimes de violences domestiques et sexuelles.

Reportage photos réalisé au Nicaragua.

Médecins du Monde assure la prise en charge médicale de ces victimes et sensibilise les populations. Parallèlement, l’association a développé, en partenariat avec des acteurs nationaux, un réseau permettant d’assurer le suivi judiciaire et social des femmes victimes de violences. Le réseau s’est doté du Caimca, un centre de prise en charge intégrale de la femme caribéenne. Cette prise en charge globale contribue à rétablir les structures de santé dans leur rôle d’institution de contrôle social, dont la présence est nécessaire pour limiter le développement de la violence La construction de ce réseau permet également de relayer le message, via les médias traditionnels, des actions de lobbying, le recrutement et la formation de bénévoles (femmes relais, juges, etc.).

Au Nicaragua, la violence des hommes envers les femmes est une chose « naturelle ». La violence conjugale est tolérée par l’ensemble de la société.Karla,12 ans, du village miskito de Krukira violé et mise enceinte par son père.A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, le plus souvent par une personne de sa connaissance.Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.


Karla, 12 ans, du village miskito de Krukira violé et mise enceinte par son père.

« Mon père abusait de moi quand ma mère travaillait sur les marchés. Je n’osais rien dire car il disait que tous les pères faisaient ça et qu’il me tuerait si je parlais. J’avais peur car il battait ma mère et lui volait tout l’argent pour boire et se droguer. Quand ma grand-mère s’est aperçue de ma grossesse, j’ai d’abord nié mais elle m’a forcée à avouer et m’a amenée à la police pour porter plainte. Ils m’ont dit de me rendre au centre d’accueil. Là-bas, j’ai compris que je n’étais pas seule et que j’avais des droits. Puis, c’était bien, car je pouvais regarder la télé tous les jours ! Depuis, comme mon père s’est enfui au Honduras, j’ai pu quitter l’auberge du centre. Je vis dans le village de ma mère pour m’occuper de mes sept petits frères. J’ai hâte maintenant de retrouver l’école et mes amis à Puerto Cabezas. Ma vie reste là-bas et j’ai tellement de projets pour l’avenir ! »

Texte: Guillaume Plassais Journaliste

Ofelia ne quitte plus son petit Tambo des yeux. Un regard tendre sous forme de victoire aprés s'être enfui de chez elle avec ses enfants.La violence sexiste — c’est-à-dire, sous diverses formes, le viol, la violence familiale, les crimes “d’honneur” et la traite des femmes — prélèvent un lourd tribut sur la santé mentale et physique.

 retour haut de page

site réalisé par neuro-graph

© Stéphane Lehr - 17 rue de la liberté - 94300 Vincennes - France - tel: 06 62 05 70 30