Reportage de fond dans le monde des hôptaux en France et dans le monde.

Immersion dans le monde clos des hôpitaux.

Stéphane Lehr, photo-journaliste  flux rss  envoyer à un(e) ami(e)  imprimer la page  administration  french

Hôpitaux du monde - reportage

Reportage photo pendant 3 mois à l'hopital Henri Mondor de Créteil dans la banlieue parisienne.

Reportage photos réalisé en France.

Immersion dans le monde clos des urgences d'un hôpital, jour et nuit.
Aux urgences somatiques et psychiatriques.


Médecin pratiquant une ponction lombaire. Prélèvement de liquide céphalo-rachidien pour suspicion d'une méningite infectieuse ou carcinomateuse (métastases cancéreuses).Installation d'un patient suspecté d'avoir une méningite. Port de masque et de gants par mesure d'hygiène et de protection.Scanner cérébral. Interprétation de clichés de scanner cérébral (TDM) par quatre médecins chez un patient victime d'un AVC (accident vasculaire cérébral).Prélèvement sanguin. Recueil de sang (en périphérie) en vue de pratiquer plusieurs examens sanguins (numération formule sanguine, ionogramme, bilan hépatique…).Prise en charge d'une vieille dame par un aide-soignant. Ecoute et contact physique indispensable dans les rapports soignants-soignés.Bureau médical et poste de soins infirmiers. Transmissions médicales et paramédicales entre l'équipe de garde et celle de nuit.Préparation d'une perfusion et d'un prélèvement sanguin par des infirmières. Plateau avec le nécessaire pour prise de sang, hémocultures (suspicion d'une infection virale ou bactérienne) et perfusion.Prise en charge d'un patient S.D.F. en état d'ébriété. Installation par l'infirmière et l'aide-soignant en attendant la visite médicale.Prise de sang par une étudiante en soins infirmiers et premier contact médical. Le médecin sert aussi d'interprète auprès du patient qui ne parle pas français.Attente d'un patient à l'intérieur d'un “box” des Urgences. L'auscultation et les soins médicaux et infirmiers se feront dans ce lieu. Tout le plateau technique est concentré dans cet espace.Salle d'attente des Urgences. L'infirmier discute avec une patiente et l'aide-soignant rassure une vieille dame déjà perfusée sous le regard d'un troisième patient.Soutien moral et psychologique d'un patient sous surveillance médicale (perfusé et sous saturomètre) par une infirmière.

Être médecin ... La petite étincelle du désir est né un jour, pour grandir en une volonté acharnée de passer le concours d'entrée en première année. Puis tous les stages s'enchainent, vite, très vite ... et me voilà aux urgences !
Ahhh les urgences... Ce qui me marque dans ce travail d'urgentiste, ce n'est pas tant les urgences au sens médical du terme (qui, avouons le, sont en somme assez rares), mais l'urgence vitale que les gens ressentent de venir consulter un médecin. Si j'osais, j'écrirais médecin avec un grand M au vu de tout ce que les patients attendent de lui. Toutes ces personnes, plus ou moins malades, viennent se jeter dans les bras de leur prétendu sauveur qui doit savoir les soigner, rapidement, gentillement, sans douleur et gratuitement ! Mais plutôt que d'en faire une critique de ce que sont les médecins ou les patients aujourd'hui, je vois là le besoin de tout Homme de trouver quelqu'un qui l'écoute et qui se soucie vraiment de ses problèmes... Le patient que je vois n'a pas un problème de santé urgent ? Qu'importe ! Il vient car il a un autre problème urgent, quelque chose qui l'angoisse, qui l'empêche d'aller se coucher alors qu'il est 23 heures ou qui lui donne la force de rester 6 heures dans une salle d'attente pour voir un médecin.

Je me rappelle ce médecin qui se présente en pleine nuit aux urgences pour une pathologie douloureuse mais qu'il sait bénigne, lorsque son confrère lui répond que cela passera avec un traitement anti douleur, celui ci répond : "Je sais, désolé de vous avoir réveillé pour ça, j'avais juste besoin d'entendre quelqu'un me le dire". Alors cessons de critiquer les patients, les médecins et tous ceux qui veillent sur notre santé et essayons plutôt d'agir ensemble pour améliorer la qualité des soins tout en améliorant la qualité de travail de ceux qui les pratiquent.

Témoignage de Louis Marie LEIBER étudiant en médecine


Le travail “hors patient” est considérable : réponses et appels téléphoniques, conseils, interprétation des résultats d'analyses et examens, prise de rendez-vous…Binôme infirmière - aide-soignant. La collaboration quotidienne de deux fonctions paramédicales complémentaires.Prélèvement sanguin sur cathéter central. Le regard et l'apprentissage de deux étudiantes en soins infirmiers sur leurs aînées diplômées.Action dans l'urgence. L'efficacité du travail à deux infirmières dans une situation délicate.Examen ophtalmologique et neurologique chez  une personne âgée. Homme perdu, ne sachant plus son nom , ni son age.Aide au déshabillage d'une personne âgée avant son examen clinique. Une jeune interne essaie sans mal à déshabiller un vieil homme qui n'a plus toutes ses facultés.Aide au déshabillage d'une personne âgée avant son examen clinique. Ce vieil homme couvert de plaies, d'hématomes n'a plus toute sa tête.Attente d'un patient sur un brancard. Prise en charge d'un médecin auprés de ce patient perdu et alccolisé.Prise en charge d'un SDF par un interne en médecine. Le dialogue est compliqué car l'homme est alcoolisé.Test neurologique chez un patient alcoolisé et SDF aux urgences de l'hôpital.Un viel homme arrive aux urgences aprés une chute dans les escaliers. Il est prit en charge par une infirmière qui nettoie la plaie.Pansement d'une plaie frontale réalisée par une infirmière sur un vieil homme ayant chuté dans les escaliers.

Ecoute, patience, l'empathie est la qualité primordiale au sein des services.

Ecoute et contact : deux qualités indispensables en médecine. Un médecins rassure ce vieux monsieur et le tranquilise.Remise en place d'une rotule dès l'arrivée d'une patiente, sous anesthésie gazeuse (protoxyde d'azote / oxygène).Pose d'une perfusion chez une patiente très âgée. Plus de la moitié des patients qui se trouvent aux urgences sont des personnes agées.Ecoute, contact et douceur aux urgences… Un aide soignant rassure et tranquilise cette vieille dame qui attend depuis plusieurs heures.Sous l'oeil d'une infirmière confirmée, une jeune étudiante en première année fait une prise de sang à une patiente.Un aide soignant vient vérifier le monitoring d'un patient (surveillance cardiaque)Transmissions médicales entre une médecin interne et un médecin senior sur le suivis d'un patient  arrivé aux urgences suite à un grave accident.Discussion médicale à propos d'un patient. Trois médecins viennent prendre confirmation d'un diagnostique auprés du médecin séniors.Des médecins regardent et interprétent les clichés radiologiques (vertèbres cervicales) d'un patient arrivé aux urgences.Staff médical et paramédical : échanges d'informations sur les patients tous les matins.Un infirmière prend le poignet d'un patient afin de lui faire une perfusion intra-veineuse.Bureau médical : transmissions orales, écrites, téléphoniques. Les bonbons indispensables pour donner un peu de douceur…

Service psychiatriques et médecines somatiques.

Brancardage d'un SDF unijambiste, sans sa prothèse. Deux infirmières essaient tant bien que mal de s'occuper d'un patient.Contention d'un patient agressif. Plusieurs infirmiéres et un médecins doivent gérer ce patient violant qui a craché et insulté une infirmière. Maintien d'une patiente psychiatrique particulièrement agitée par des médecins aux urgences psychiatrique.Contention des jambes (et des bras) d'une patiente très agitée aux urgences psychiatrique de l'hôpital.Ecoute d'une patiente psychiatrique. Rassurer, tranquilliser, redonner confiance.Ecoute d'un patient étranger sans papiers, emmené par des policiers pour un certificat médical avant une procédure d'expulsion.


Les soins quotidiens.

S'adapter aux patients... Un médecin parle à son patient en arabe afin de diagnostiquer son problème. Il lui place des électrodes pour réaliser un électrocardiogramme (ECG) Couloir des urgences vu de la salle de garde, à travers un hublot. Un aide soignant s' occupe d'un patient.Retrait des deux prothèses de jambes d'un patient cul-de-jatte avant son examen médical.Soins d'un patient ayant eu un traumatisme crânien aprés une chute dans les escaliers: perfusion et pansement.Préparation d'une perfusion par une infirmière juste avant d'aller dans le box ou se trouve son patient.Examen neurologique d'une patiente ayant fait une tentative d'autolyse (tentative de suicide).Evaluation de la quantité de médicaments ingérés lors d'une tentative de suicide médicamenteuse.

Ici aucune barrière sociale.

Prise en charge d'un patient SDF. Ecoute, réconfort. Souvent les personnes SDF viennent pour demander à prendre une douche et avoir un plateau repas.Aide à la remise en place d'un patient dans son lit. Arrivé d'un SDF se plagnant d'un douleur à l'épaule.Bureau médical et box médical (salle d'examen et de soins). Aprés l'examen d'un patient SDF, le médecin remplit sa fiche d'admission et y inscrit les différentes pathologies.Examen radiologique d'un patient SDF agité souffrant de l'épaule.

Hippocrate

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux...

Perfusion d'un patient SDF et prise de sang réalisé par un infirmier avec difficultée.Surveillance d'un patient SDF par le médecin sénoir et un infirmier. Le patient se plagnant de douleur à l'épaule.

Tremblement de terre à Jakarta.

Reportage photos réalisés en Indonésie.

L’Indonésie aura attendu deux jours pour déclarer l‘état d’urgence après le tremblement de terre qui a frappé l‘île de Java. Selon le dernier bilan, près de 5.000 personnes sont mortes. Devant l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement a demandé l’aide de la communauté internationale.

On estime à quelques 35.000 les maisons et autres bâtiments qui ont été détruits. Au milieu des décombres, les secouristes et les habitants eux-mêmes continuent les fouilles, à la recherche de nourriture et d‘éventuels survivants.

L’Union européenne a d’ores et déjà débloqué trois millions d’euros destinés aux besoins vitaux. Les Etats-Unis ont promis 2, 5 millions de dollars, la Chine a annoncé 2 millions de dollars et une assistance matérielle, l’Arabie saoudite a proposé encore plus : 5 millions de dollars. Parmi les autres pays qui se sont portés au secours de l'Indonésie, en proposant non seulement de l'argent, mais aussi du matériel, des vivres et des médicaments ainsi que des équipes spécialisées dans la recherche des survivants et les soins médicaux, l'Asie figure en bonne place avec le Pakistan, la Malaisie, la Corée du Sud, Singapour, Taiwan et le Japon. De même, le Canada, la Grande-Bretagne, la Norvège et la France ont annoncé l’envoi de plusieurs tonnes de fret humanitaire.

Une équipe de chirugiens coréens travaillent sans interruption dans le petit hôpital de Bantul aprés le tremblement de terre.Des chirurgiens indonésiens s'offrent un moment de pose déjeuner entre deux opérations. On compte plus de 30.000 blessés pendant le tremblement de terre et le nombre augmente tous les jours.Dans le principal hôpital de Bantul reste débordé: plus de 400 patients pour une centaine de lits. Des blessés dorment sur des cartons et pour certains dans le parking.22 pays contribuent financièrement, matériellement et humainement aprés le tremblement de terre, avec des sauveteurs, infirmiers et médecins.Médecins du Monde a dépêché sur place un chirurgien, un anesthésiste, une infirmier afin de débuter les interventions chirurgicales au plus vite.Au bout de 3 jours, l'aide humanitaire devenait plus conséquente avec l'arrivée de centaines de tonnes de vivres, du matériel médical, des tentes, des générateurs d'électricité.La plus part des bléssés souffrent de fractures causées par l'éffondrement de leur maison. Faute de soins, les gens peuvent mourir de complications infectieuses dus à des fractures ouvertes.Les besoins les plus urgents dans les trois hôpitaux de Bantul, avec pour chancun une capacité de 100 lits: Du matériel médical orthopédique, des médicaments, et des générateurs d'électricité.Des équipes de chirugiens et des infirmières de tout pays ont souhaité entre présent dans les heures et les jours qui ont suivis le tremblement de terre qui a fait plus de 5000 morts.



Le séisme d’une magnitude de 6,3 sur l‘échelle de Richter s’est produit au sud de Yogyakarta, une région densément peuplée. C’est la ville de Bantul la plus proche de l’épicentre du tremblement de terre qui a souffert le plus .

Et partout, les mêmes scènes de désolation et de désespoir se répètent. Les sinistrés plongés dans le dénuement le plus total manquent d'eau potable ou de nourriture et de tentes.

Le bilan s'élève à plus de 20 000 blessés, la Commission européenne a pris très rapidement la décision de débloquer 3 millions d'euros pour les premiers secours humanitaires.

Plus de cinq millions d'afghans dépendent actuellement de l'aide humanitaire pour survivre.

Reportage photos réalisés en Afghanistan.

Vingt années d'un conflit brutal, trois années de sécheresse, des violations des droits de l'homme bafoués et des déplacements importants de réfugiés provoqués par la crise géopolitique actuelle et la faim ont gravement compromis la survie de plus de cinq millions de civils. Des centaines de milliers de personnes se déplacent à l'intérieur du pays, notamment par crainte d'une attaque de l' armée américaine. Certains ont réussi à quitter le pays pour se réfugier en Iran (on compte plus 935.512 déplacés)

Les équipes de Médecins du Monde en Afghanistan travaillent auprès des populations vulnérables femmes-mères-enfants, valorisant le travail des équipes médicales afghanes sur 4 centres de PMI à Kabul et 3 centres de PMI à Hérât, assurant sur chacune de ces villes plus de 100.000 consultations/an.


A Hérat, des femmes patientent dans l'un des 3 centres de PMI gérer par Médecins du Monde en Afghanistan.Seule 12% de la population afghane peuvent avoir accès à des structures de santé. 1 médecin pour 50.000 personnes. Médecins du monde est sur place et gére la santé de cette population fragile.


Seule 12% de la population peut avoir accès à des structures de santé. 1 médecin pour 50.000 personnes (en France, 1 pour 300), 6 millions de personnes n'ont accès à aucun soin, seules 15% des femmes enceintes auront accès à des soins pendant leur grossesse, 25‰ vont mourir en accouchant. 70% des enfants sont exclus de tout système de soins. Deux sur cinq vont mourir avant l'âge de 1 an.
Hormis les grandes centres urbains, l'Afghanistan n'est qu'un désert sanitaire.

Jeune fille et sa maman attendent dans un dispensaire gérer par Médecins du Monde. Dans ce pays, 70% des enfants sont exclus de tout système de soins. Deux sur cinq vont mourir avant l'âge de 1 an.

Le Népal, 3e taux de mortalité infantile le plus élevé au monde.

Reportage photos réalisés au Népal.

Le Népal…ses cimes himalayennes, ses temples hindous et monastères bouddhistes. Ce pays attire un nombre croissant de touristes pour sa culture fascinante et ses paysages à couper le souffle. Mais c’est surtout un pays qui compte 42% de sa population sous le seuil de pauvreté. Et l’instabilité politique n’arrange pas les choses. L’aide internationale, institutions et ONG, tentent tant bien que mal de soutenir cet État proche de la faillite. Médecins du Monde s’est donné comme priorité de concourir à réduire le taux de mortalité infantile, 3e taux le plus élevé au monde.
7h30, au milieu des champs de mais en terrasse, une vingtaine de femmes sont réunies à l’ombre d’un petit temple. C’est la réunion mensuelle du Mother’s Group de Jailbire, un petit village accessible par un sentier qui serpente à flanc de colline. MDM a mis en place plus de 250 Mother’s group dans cette région du Sindupalchowk, au Nord du Népal. Le but ? Sensibiliser les femmes à la santé materno-infantile, et aux bonnes pratiques de soins. « Avant, on coupait le cordon ombilical avec n’importe quel objet tranchant, et la tradition voulait qu’on donne un bain au nouveau-né immédiatement après l’accouchement, y compris par temps froid. On pensait également que le premier lait maternel n’était pas bon, et on ne mettait pas le bébé au sein tout de suite, autre grave problème, selon la tradition, on donne au nouveau né une cueillière de miel symbolisant la douceur de sa nouvelle vie. Malheureusement le nouveau né ne pouvant déglutir cela provoquer de graves troubles aux nouveaux nés », confie Indira Adhikavi, 28 ans, trois enfants.

Traditionnellement, dans ces villages, les femmes accouchent seules, sans personnel médical, quelquefois avec l’aide de leur belle-mère, dans une pièce sombre, isolée, mal aérée de la maison. Une fois mariées, les femmes passent sous la coupe de leur mari et de leur belle-famille et chaque décision en termes de maternité et de santé infantile dépend de leur belle-mère. C’est pourquoi au-delà des modules d’information, les Mother’s Group proposent également une activité de micro-crédit : donner un peu d’indépendance financière et économique aux femmes, accroitre leurs responsabilités, les aider à s’émanciper un peu… La micro finance, permet de renforcer leur capacité d’action. Pour Ramala Khadka, enceinte de 7 mois, c’est décidé, elle accouchera dans un centre de soin. « Avant, je ne savais même pas que j’en avais la possibilité ». Mais pour l’heure, elle doit retourner dans les champs, le travail l’attend. Peut-être pas de congé maternité, mais au moins la perspective de ne pas accoucher seule…

Texte: Flora Barré  Journaliste

Le taux de mortalité maternelle est de 7,4 % au Népal, selon l’OMS. Le taux de mortalité infantile est également très élevé dans ces régions de montagne à plusieurs heures de marche de la ville.Sensibiliser les femmes à la santé materno-infantile, et aux bonnes pratiques de soins sont les grnd travaux de l'ONG Médecins du Monde..Traditionnellement, dans ces villages, les femmes accouchent seules, sans personnel médical, quelquefois avec l’aide de leur belle-mère, dans une pièce sombre, isolée, mal aérée de la maison.Entre un troupeau de chèvres paisibles et un petit temple, c’est la réunion mensuelle du Mother’s Group de Shikharpur. 252 groupes d’une vingtaine de femmes réalisent des activités de micro-crédit.


Ramala Khadka, 26 ans, Rai
Un grand sourire un peu gêné, pour cacher une grande timidité. Ramala Khadka fait partie de ces familles très pauvres de Jailbire, commune montagneuse et difficile d’accès dans le Nord du Népal. Elle travaille dans les champs, son mari est casseur de pierres dans le domaine de la construction. Sous sa coupe, alors qu’elle confie à mi-voix qu’il est parfois violent, elle témoigne de l’importance d’appartenir à ce Mother’s Group, dont elle fréquente les réunions mensuelles depuis 10 mois. Avoir un peu d’épargne et en être responsable, avoir accès à de l’information directement liée à ses préoccupations, pouvoir échanger librement avec des femmes qui la soutiennent, ce groupe est un support financier et psychologique.

Enceinte de 7 mois, le programme de prévention sur la santé materno-infantile la concerne directement, et elle suit scrupuleusement les conseils donnés. Contrairement à son premier enfant, un fils de 7 ans, pour qui elle n’a eu recours à aucun service de santé, elle est fière de dire qu’elle a effectué ses 3 visites prénatales comme préconisé. Le vaccin anti-tétanos, les compléments en fer, elle se souvient de toutes les recommandations. Et si pour elle, il était normal jusqu’à présent d’accoucher à la maison, elle confie que pour ce deuxième enfant, elle souhaite vraiment qu’il naisse dans un centre de soins. Elle épargne 20 roupies par mois (0,20 centimes d’euros) et prévoit de demander un petit emprunt le mois prochain pour faire face aux dépenses liées à l’accouchement.

Texte: Flora Barré  Journaliste

Dans les villages des hautes collines du Sindhupalchok, le micro-crédit, une approche originale de développement communautaire pour sensibiliser les femmes à la santé reproductive.Un grand sourire un peu gêné, pour cacher une grande timidité. Ramala Khadka fait partie de ces familles très pauvres de Jailbire, commune montagneuse et difficile d’accès dans le Nord du Népal.

 retour haut de page

site réalisé par neuro-graph

© Stéphane Lehr - 17 rue de la liberté - 94300 Vincennes - France - tel: 06 62 05 70 30